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Au cours d’un Discours hautement symbolique, Sa Majesté Le Roi Mohammed VI a annoncé le 06 novembre 2005 la disposition du Royaume du Maroc à trouver, pour le conflit du Sahara, une « solution politique négociée qui confère à nos Provinces du sud une autonomie permettant à leurs populations de gérer leurs propres affaires régionales dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale ».
Fidèle à son engagement en faveur d’une solution pacifique, le Maroc démontre ainsi sa disponibilité à s’engager « dans des négociations sérieuses et responsables » sur la base de l’autonomie, statut sur lequel les partis politiques marocains sont consultés, en vue « d’affiner la proposition que le Maroc compte présenter à ce sujet ».
Par cette initiative, le Royaume chérifien est disposé à négocier «une autonomie sur le plan politique et juridique» dans le cadre des Nations Unies, qui constitue le point de rencontre entre les propositions des différentes parties.
Cette proposition s’inscrit aussi de commun accord avec la récente nomination du nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, Peter Van WALSUM, dont le mandat est justement de « dépasser le blocage actuel » et d’avancer vers une solution politique négociée.
Par cet engagement, le Maroc n’entend nullement négocier une solution en marge de l’ONU, mais bel et bien une solution dans le cadre de la légalité internationale.
Ancien Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Sahara, M. Erik Jensen, a estimé en juin 2005, que «la solution la plus réaliste serait une large autonomie qui puisse satisfaire les aspirations des populations du territoire et qui soit en même temps acceptée par le Maroc», en insistant sur l’inapplicabilité du Plan de paix. |